Article de fond

1500 a 2000 mots sur un sujet de la promotion de la santé

PARLER DE SANTÉ MENTALE, C’EST DÉJÀ DE LA PROMOTION !

Depuis quelques années,  nous pouvons tous observer une augmentation du taux de personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale.  On explique cette augmentation principalement par les profonds changements qui sont apparus au cours de la denrière décennie.  Ces changements sont survenus à différents niveaux dans la société : dans les rapports entre les générations, entre autres par rapport aux jeunes, à la place qui leur est assignée et à la transmission inter-générationnelle, les transformation sociales actuelles comme la montée de l’individualisme, l’augmentation du nombre de divorces, la redéfinition des rôles des hommes et des femmes, les nouveaux visages du couple et de la famille.  La dépression, l’anxiété, le stress et le malaise intérieur face à la vie actuelle, ne sont que quelques-unes des manifestations les plus courantes de problèmes de santé mentale que vivent les personnes aujourd’hui.

Voici des statistiques quelque peu alarmants :

  • 1 personne sur 5 souffre d’une maladie mentale une fois dans sa vie
  • chaque année au moins 4 000 personnes se suicident
  • d’ici 2020, la dépression sera la cause la plus coûteuse au niveau de la perte de productivité au travail

(Source : Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale (ACMSM)

Promouvoir la santé mentale dans nos communautés

La promotion de la santé mentale, dans son sens large, se définit comme étant la capacité de l’individu, du groupe et de l’environnement d’avoir des interactions qui contribuent au bien-être subjectif, au développement et à l’emploi optimal des capacités mentales de la personne, à la réalisation de buts individuels et collectifs justes et à la création de conditions d’égalité fondamentale (La santé mentale des Canadiens, 1989 ).  Elle vise surtout  la volonté et la capacité des individus et des communautés de prendre en charge leur santé et leur vie (Promotion de la santé mentale : l’heure est venue, Santé Canada 1996).

Les causes de la maladie mentale sont complexes et multidimentionnelles et les composantes sont difficiles à cerner.  

Conception multidimentionnelle de la santé mentale :

  • biologique qui a trait aux composantes génétiques et psychologiques –
  • psychodéveloppementale qui met l’accent sur les aspects affectif, cognitif et relationnel
  • contextuelle qui refère à l’insertion de la personne dans un environnement et à ses relations avec son milieu

Donc la santé mentale est bien plus que l’absence de troubles mentaux.  La conception actuelle de la santé mentale reconnaît l’importance de plusieurs facteurs tels que :

  • l’harmonie et l’intégration psychologique et sociale
  • la qualité de vie et le bien-être global
  • l’épanouissement personnel
  • la réalisation de soi
  • l’adaptation personnelle et les influences mutuelles de l’individu, du groupe et de l’environnement

Les principes et pratiques de promotion de la santé mentale reflètent ceux adoptés par l’approche globale de la promotion de la santé mentale, donc ils  amènent les gens à exercer un contrôle accru sur leur santé et à l’améliorer.  

Ces principes et pratiques …

  • s’adressent à l’ensemble de la population, y compris les personnes à risque, dans le contecte de la vie quotidienne
  • visent à intervenir sur les facteurs déterminants de la santé plutôt que de mettre l’accent sur les facteurs de risque ou les maladies
  • font appel à des méthodes complémentaires, dans les limites budgétaires, qui englobent la communication, l’éducation, le changement organisationnel, le développement communautaire et des mesures locales de lutte contre les risques pour la santé
  • font intervenir les compétences de la population
  • mettent à contribution le domaine de la santé et le secteur social ainsi que les services médicaux

(Promotion de la santé mentale : L’heure est venue 1996)

Changer les perceptions

L’incompréhension de la maladie mentale peut aussi être un problème.  Même des personnes qui sont proches, comme les membres de la famille immédiate et les amis, donnent l’impression qu’elles ne comprennent pas la maladie elle-même et ses impacts sur la personne qui en est atteinte.  Cette incompréhension accentue les problèmes rationels, augmente le sentiment d’isolement social, entraîne des lacunes dans la qualité de l’écoute et amène aussi des problèmes d’acceptation et parfois le rejet et des comportements inadéquats de la part de l’entourage.  L’environnement devient alors pour la personne atteinte un source significative de stress.  C’est alors que des situations anodines pour certains deviennent pour d’autres une source d’anxiété latente.  Sanchant que les maladies mentales peuvent susciter des réactions négatives dans leur entourage, certaines personnes atteintes adoptent des stratégies de dévoilement sélectif de leurs troubles.  Par exemple, allez consulter pour les personnes atteintes de maladies mentales n’est pas si facile et cela est souvent perçu comme un signe de faiblesse, d’échec, d’incompétence, qui soulève souvent de la honte.  Ces personnes craignent d’être mal perçues et même rejetées de leur entourage. Les maladies mentales font donc encore beaucoup peur c’est pourquoi que bien souvent on va les associer à des comportements antisociaux.

Ces préjugés ont des effets dévasteurs sur les personnes atteintes.  Ils augmentent l’isolement social, le rejet et ils entraînent l’incompréhension, le mépris envers ces personnes.  Des plus, ils amènent ces personnes à se replier sur elle-même, à cacher leur mal, à dissimuler la réapparition des symptômes à vivre de la dépression et de la colère.


Intervenir en santé mentale

Intervenir auprès des individus

Pour intervenir efficacement en santé mentale, il faut le faire de façon simultanée sur le mode de vie de l’individu (habitudes de vie, loisirs, relations affectives), les milieux de vie (famille, réseau social et personnel), de même que sur les conditions de vie  plus larges (structure socio-économique, valeurs sociales et culturelles, politiques publiques). Le rôle de l’intervenant est alors de trouver en eux et autour d’eux des ressources pour faire face aux aléas de la vie.  

3 facteurs pour promouvoir la santé mentale :

  • Conditions de vie décente : ce qui implique avoir accès à un logement, stabilier l’emploi, soutenir la poursuite des études.  La situation précaire dans laquelle vivent les personnes portent souvent atteinte à leur santé mentale.
  • Formation / éducation : plusieurs études ont pu démontrer que plus une personne est scolarisé, plus elle dispose d’une boîte à outils diversifiée qui l’aide à résoudre ses problèmes.
  • Travail satisfaisant : qu’il soit rénuméré ou pas, un travail satisfaisant est un gage de santé mentale.  Le sentiment de contribuer à la société, de se réaliser est un excellent remède à la détresse psychologique.

Bruno Fortin, auteur du livre « Intervenir en santé mentale » (1997, Montréal: Fides)  » suggère les stratégies suivantes pour intervenir efficacement auprès de personnes qui souffrent de maladie mentale :

LE BENCH???? QUOI ! LE BENCHMARKING

Voici le résumé d'un intéressant atelier auquel j'ai participé à la mi-avril à Toronto.  Le thème était «Benchmarking Heart Health Coalition» présenté Geoff Dunkley, Linda Rizzo Michelin et Monique Stewart du Programme de recherche, d'éducation et de développement en santé publique (plus communément appelé en anglais le PHRED) du Bureau de santé publique de la ville d'Ottawa.

Tout au long de cet article, je vais référer au terme «benchmarking» plutôt qu'aux termes français «évaluation de la performance» ou bien «étalonnage» parce que je pense que dans votre pratique on entend beaucoup plus parlé du benchmarking que ces deux termes français.   

Dans un premier temps, les animateurs de cet atelier ont décrit le processus de benchmarking utilisé pour les fins de leur projet.  Il existe trois types de benchmarking : le benchmarking standard - celui qui est utilisé dans le contexte des affaires et du commerce, le benchmarking axé sur les résultats qui permet de comparer la performance de différentes organisations entre elles et le benchmarking axé sur le processus.  C'est ce dernier type de benchmarking que ce groupe de recherche a utilisé.

En fait, le groupe de recherche a adopté deux définitions du benchmarking dans leur étude sur la Coalition Coeur en santé (Heart Health Coalition ) :

10 et 1 conseils pour un bien être total

  • Prenez une résolution, une seule et tenez la.
  • Créez -vous un projet à long terme.
  • Faites vous plaisir. De ces petits plaisirs qui ne coûtent rien où qui coûtent beaucoup : osez respecter le désir qui se cache sous chacune de vos peurs ou de vos tabous.
  • Soyez un " peu – beaucoup – passionnément " égoïste, à vous de voir mais pensez à vous car ce n’est pas toujours celui qui offre qui donne le plus à l’autre. Essayez de vous préserver une petite parenthèse, un petit moment bien à vous tous les jours.
  • Relativisez. Qu’est qui est important, vraiment important, à vos yeux ? Faites le tri de ces petites contraintes inutiles car la vrai richesse n’est pas ce que l’on possède mais ce dont on peut se passer.
  • N’attendez rien des autres mais tout de vous même.
  • Prenez soin de votre corps, occupez-vous de lui ! Qui le ferait mieux que vous?
  • Dites ce que vous attendez exactement de l'autre. Difficile à dire, écrivez lui…car écrire, c’est dire ce qu’on ne peut se dire à soi-même et dire non à l’autre, c’est souvent dire oui à soi.
  • Suivez mes conseils et vous ne vous reconnaîtrez même pas vous même car changer n’est pas devenir quelqu’un d’autre mais devenir ce que l’on est.
  • N’hésitez surtout pas à m’interroger et goûter au massage de relaxation ou de "transformation".
  • et 11...

Ne laissez pas le stress vous grignoter

Vous avez le moral « bas », votre santé et votre dynamisme sont aussi à la baisse. Normal, puisque les situations que l’on ne maîtrise pas, celles où l’on se sent enfermé, démuni, sur lesquelles on a pas de prise – qu’il s’agisse de sa vie professionnelle ou sentimentale – provoquent une élévation du taux de cortisol, hormone à l’origine de tous les désordres physiologiques liés au stress : manque d’attention et de vigilance, dépression, baisse des défenses immunitaires et de la libido, prise de poids et même vieillissement prématuré de la peau. Nous disposons d’une technique très classique mais néanmoins efficaces : le massage relaxant.

Dix règles pour réussir sa vie : Si la vie est un jeu, en voici les règles

de Chérie Carter-Scott.

1. Règle numéro un : " Apprenons à vivre avec notre corps. "
La première règle, c’est l'acceptation, l'estime de soi, le respect, le plaisir.

2. Règle numéro deux : " Acceptons les leçons de vie qui se présentent. "
Au fond, toute la vie est pleine de leçons et il n'y en a pas de mauvaises. Elle suggère l'écoute – d'être présent davantage à la vie –, le choix, la justice, la grâce.

Repenser son travail en tant qu’intervenant

En lisant un article qui aborde le problème de la fatigue chez l'intervenant en santé mentale écrit par Bruno Fortin - psychologue, ceci m’a amené à partager avec vous, chers collègues. un petit moment de réflexion sur notre travail en tant qu’intervenant.

Comment expliquer aux autres que notre travail en tant qu’intervenant est un travail qui semble à prime abord assez simple et ne demandant pas trop d’énergie que celui-ci peut être également “essoufflant”.  Selon certains, les intervenants ne font pas grand chose !  Ça demeure assis toute la journée, dans une chaise confortable, et ça ne fait qu'écouter les gens, discuter et se promener ici et là. Quoi de plus simple?

Femmes, violence et VIH : L’interrelation et le triple impact…….une réalité

Partout au monde, le SIDA est une épidémie qui risque de toucher tout le monde indépendamment  du sexe ou de la culture. Toutefois,  l’épidémie est devenue de plus en plus une épidémie de femmes et conséquemment une épidémie d’enfants. (Cadre stratégique mondial sur le VIH/SIDA», ONUSIDA, juin 2001).
 
Selon l’ONUSIDA et l’OMS, vingt ans après l’annonce de la première manifestation clinique du syndrome d’immunodéficience acquise, le SIDA est devenu la maladie la plus dévastatrice que l’humanité ait jamais connue. Depuis le début de l’épidémie, plus de 60 millions de personnes ont été infectées par le virus. Le VIH/SIDA est maintenant la première cause de décès en Afrique subsaharienne. Dans l’ensemble du monde, le VIH/SIDA figure au quatrième rang des maladies les plus meurtrières.

En décembre 2001, l’épidémie de l’infection au VIH/SIDA dans le monde compte 40 millions de personnes. 37,2 millions sont des adultes  et près de la moitié sont des femmes, soit 17,6 millions. Dans ces chiffres nous retrouvons aussi 2,7 millions d’enfants <15 ans  atteints du VIH. On rapporte  5 millions de nouveaux cas d’infection au VIH en 2001. 3 millions de personnes sont décédés du VIH/SIDA cette année.

POURQUOI LES FEMMES SONT-ELLES PLUS VULNÉRABLES AU VIH?

LES INTERVENANTS FRANCOPHONES ET LA LUTTE AU TABAGISME EN ONTARIO

Par :     Donald Déry, M. Sc. santé communautaire, Centre de formation et de consultation (C.F.C.)

Cet article s’adresse aux intervenants qui offrent des services de réduction du tabagisme à la population d’expression française de l’Ontario.  Il a pour but d’esquisser un portrait du tabagisme chez les francophones ontariens, de présenter les principaux obstacles qui limitent la capacité des professionnels à intervenir efficacement auprès de cette clientèle et enfin, de faire connaître les services qui seront mis en place par le C.F.C. afin de répondre aux besoins exprimés.

QUI EST LE C.F.C.?

Remettons nos valeurs à la bonne place…

Cette semaine, l’article de fonds a été écrit par Marie Monique Jean Gilles, conseillère en promotion de la santé au Centre ontarien d’information en prévention

À l’occasion de la semaine de la santé mentale, j’avais en tête, un article un  peu « pointu » voir même intelectuel mais j’ai eu le plaisir de bavarder avec Benoit Mireault, intervenant en santé mentale et tout à changé…?

Tout d’abord que doit on faire pour avoir une bonne santé mentale? La santé mentale c’est un équilibre physique, pshychique, intellectuelle et spirituelle. Pour les gens de certaines cultures, cette dernière, la spiritualité, est très importante parce que les valeurs véhiculées diffèrent des valeurs nord-américaines.  Comme par exemple, il y a des cultures où les éléments de la nature jouent un rôle fondamental au niveau du l’équilibre humain.

DES PARTENARIATS PRODUCTIFS !

Le partenariat est essentiel afin d’assurer une continuité de services et aussi pour assurer la survie de plusieurs organismes.  Rappelez-vous lorsque les sources de financement gouvernementales furent coupées dans les années 90, plusieurs programmes ont pu survire grâce à des partenariats avec d’autres organismes.  Quand le partenariat est accompagnée de la créativité, l’expertise, l’expérience mélangée à certaines ressources, les possibilités sont alors étendues, des portes sont ouvertes, la capacité est augmentée et le succès arrive.

Vous serez probablement tous d’accord avec moi pour dire qu’il est facile de s'entendre sur le bien fondé de la collaboration; cependant il est un peu moins facile d'y arriver. C'est ce que les membres d'un Comité multidisciplinaire visant à intégrer les services d'une communauté du Colorado ont constaté. Le manque de cohésion a eu raison de leur groupe. Doll et collaborateurs (2000), de l'Université du Colorado à Denver, ont complété des entrevues auprès des membres de ce Comité afin d'en tirer des leçons. Voici donc quellques-unes de leurs recommandations afin de maximiser les chances de réussir une collaboration :

1. Se donner du temps! … pour déterminer le type d'activités ou de services qu'on souhaite développer, pour discuter des situations, pour prendre des décisions;
2. Définir clairement le rôle de chacun. Face à des responsabilités vaguement définies, les membres retournent à leurs anciens rôles, à ce qu'ils connaissent le mieux;
3. Rendre explicites les différences ou les divergences. Vaut mieux se connaître si on veut se comprendre, et si l'on veut utiliser les conflits (inévitables) de façon productive;
4. Évaluer le fonctionnement de la coalition de façon continue. Le bilan continu est fondamental pour corriger les processus et connaître les impacts des actions;
5. Désigner un leader, responsable de la planification et des prises de décisions. L'absence de leadership dans les dossiers fait entrave au processus de collaboration.

LES AVANTAGES DE COLLABORER :

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