Article de fond

1500 a 2000 mots sur un sujet de la promotion de la santé

PARLONS DES MEILLEURES PRATIQUES EN PROMOTION DE LA SANTÉ

Depuis plus de cinq ans, un groupe de travail (Best Practices Work Group du Centre for Health Promotion de l’Université de Toronto), et plus particulièrement Barbara Kahan et Michael Goodstadt, ont exploré et mis en place une approche reposant sur les meilleures pratiques pour la promotion de la santé. En collaboration avec le Centre for Health Promotion de l'Université de Toronto, le Centre ontarien d'information en prévention (COIP) est également un membre actif du groupe de travail sur l'initiative Meilleures pratiques en promotion de la santé.  Au cours des deux dernières années, le groupe de travail francophone s’est surtout penché sur l’adaptation du modèle MDI au contexte franco-ontarien.  

Que veut dire « Meilleures pratiques » ?  Les meilleures pratiques en promotion de la santé ont été définies comme étant « l’ensemble des actions et des processus qui sont en constante évolution qui sont les plus aptes à atteindre les buts de la promotion de la santé dans une situation donnée, et ce, en accord avec les valeurs, théories et informations probantes en promotion de la santé (Kaham et Goodstadt) ».  

Les questions soulevées au cours de leur recherche par les principaux chercheurs, Barbara Kahan et Michael Goodstadt, se situaient principalement au niveau des principaux facteurs qui favorisent l'application et l'implantation d’une approche systématique de réflexion critique dans laquelle on considère tous les éléments majeurs qui peuvent influencer la promotion de la santé. Le travail de recherche a donc permis d’élaborer et d’essayer un modèle conceptuel, le modèle de domaines interactifs (MDI).  Le Cadre du MDI permet aux intervenants d’identifier et d’implanter les meilleures pratiques en promotion de la santé au sein de leurs programmes et ainsi maximiser leurs chances de réussite. Ce modèle propose une approche ciblée, durable et fondée sur des données probantes dont la conception, l'élaboration, la mise en oeuvre, les résultats et l'expérience sont bien documentés et suffisamment détaillés pour que l'on puisse évaluer l'efficacité du projet et l'adapter en vue de sa mise en oeuvre dans d'autres contextes.  

Le Modèle de domaine interactif des meilleures pratiques en promotion de la santé propose un cadre opérationnel (le Cadre du MDI) et des critères associées aux meilleures pratiques : fondements des meilleures pratiques, une meilleure compréhension de l’environnement selon les principes de la promotion de la santé, les pratiques de la promotion de la santé et leurs sous-domaines.  Ceux-ci ont tous une influence réciproque dans le contexte d’une vision globale de l'environnement.

DE LA RECHERCHE À LA PRATIQUE

Selon Barbara Kahan et Michael Goodstad (1998), « ... une approche basée sur de «meilleures pratiques est similaire au mouvement de la «qualité» dont il tire sa logique et ses procédés promettant des avantages résultant d’une augmentation de la responsabilité vis-à-vis des utilisateurs, de l’attention portée aux «informations probantes, de l’impact que peut avoir l’environnement interne, de l’implication du personnel à tous les niveaux d’une organisation, et de l’amélioration continue.  Toutefois, des risques potentiels sont associés à l'approche «qualité», avec sa tendance à développer des lignes directrices, des normes et de meilleures pratiques standardisées».

Pour implanter une approche de meilleures pratiques en promotion de la santé» cela requiert deux étapes.  Premièrement, on doit identifier les meilleures pratiques qui sont appropriées lors d’une situation donnée (c.-à-d., qui prennent en considération les nombreux aspects des meilleures pratiques traitées plus tôt dans cet article). Deuxièmement, nous devons implanter les meilleures pratiques identifiées. Le cadre du MDI procure un processus pour....

1. IDENTIFIER LES MEILLEURES PRATIQUES
(Source : Le Modèle de domaine interactif de meilleures pratiques en promotion de la santé : développement et mise en oeuvre d’une approche basée sur de meilleures pratiques en promotion de la santé, mars 2000)

Fondamentalement, l’identification des meilleures pratiques se produit quand un intervenant note (souvent de manière informelle) qu’une activité fonctionne mieux qu’une autre, ou quand des groupes d'intervenants partagent des informations sur ce qui fonctionne le mieux. Toutefois, il est très justifiable de développer une méthode plus systématique d’identification des meilleures pratiques qui favorise le développement et l’évolution continus de directives et de critères, fondés sur la rétroaction des intervenants qui ont fait des expériences.

On peut dentifier les meilleures pratiques en promotion de la santé comme une expression de principes de promotion de la santé; une liste de caractéristiques à inclure dans les projets de promotion de la santé; une série d’étapes  à suivre pour diverses activités de promotion de la santé; une série de questions à poser au moment de la planification et de l’évaluation; une liste de points à considérer; ou comme modèles logiques de promotion de la santé pour faire de la programmation.

Freudenberg (Freudenberg et al., 1995), par exemple, procure un ensemble complet de directives concernant une éducation en santé publique efficace qui pourrait s’intégrer dans une approche de meilleures pratiques en promotion de la santé; à savoir, interventions en éducation de la santé qui devraient :

STRESS, STRESSONS, STRESSEZ ......

Le stress est devenu un phénomène d'actualité.  Depuis les dix dernières années; tout le monde en parle; tout le monde le vit. En fait, le stress est causé par tous événements qui modifient nos habitudes de vie. Il peut également résulter d'événements tant heureux que malheureux et s'agir d'événements liés au travail, à notre vie personnelle ou à notre vie familiale. Tout dépend comment on perçoit l'événement en question. Mais qu'en est-il exactement ?

Le stress est avant tout une réaction normale d’adaptation à une situation. Le travail est l’élément le plus accaparant de la vie adulte, sans compter les heures supplémentaires, les soucis ramenés à la maison, la crainte de perdre son emploi, la frustration accumulée lors d’un conflit interpersonnel, etc. Dans un environnement de travail qui demande de plus hauts standards de qualité, plus de productivité et des attentes plus élevées, il n’est pas étonnant alors de voir les gens devenir de plus en plus stressés. Bien que les futurologues des années 70 voyaient poindre à l’horizon une société des loisirs pour l’an 2000, au contraire, en 1994 et en 2000, la plus forte proportion de travailleurs canadiens, soit plus de 34 %, ont déclaré le trop grand nombre d'exigences ou d'heures comme principale source de stress en milieu de travail (Statistiques Canada,2003).  On est bien loin de cette société du loisirs qu’on avait planifiée.

Comme le souligne l'Association canadienne pour la santé mentale :«...le stress en milieu de travail peut provenir de bien des sources ou d'un seul événement. Il peut avoir un impact autant sur les employés que sur les employeurs». Dans certains cas, les effets du stress peuvent être positifs et procurer la motivation, l’énergie et la créativité nécessaires à accomplir une tâche si l’individu considère qu’il possède les capacités et les ressources requises pour y arriver. Dans d’autres cas, les effets du stress peuvent aussi devenir  négatifs lorsqu’il y a discordance entre les ressources de l’individu et la demande (Murphy, L. (1988). Workplace interventions for stress reduction and prevention). Le stress peut alors se manifester par un mauvais rendement au travail, des relations familiales tendues, la prise de mauvaises décisions et les oublis. Dans les cas les plus avancés, on peut voir que le stress mène à la colère et à la violence, et souvent à la dépression.

Les coûts du stress ?

Le stress coûte cher – tant au niveau humain que financier – et est l’une des principales causes des congés de maladie. Plusieurs études soulignent que le coût du stress pour la société ne cesse d’augmenter. Des niveaux élevés de stress nuisent à la santé des travailleurs et peuvent donner lieu à toute une série de troubles et de maladies, au nombre desquelles on retrouve l’hypertension et l’altération du système immunitaire et on peut aussi constater une augmentation du taux d’absentéisme dans le milieu de travail. En outre, l’incapacité à surmonter des problèmes sociaux ou liés au travail peut conduire à une diminution de la qualité du travail, voire au chômage. Ce même stress peut augmenter les tensions dans les relations familiales, voire conduire à la dépression ou à la mort dans des cas extrêmes.

Statistiques Canada estime que les troubles liés au stress à cause de la surcharge de travail coûtent aux entreprises canadiennes 12 milliards de dollars par année. De plus, une enquête réalisée en 2001 par Santé Canada a révélé que 50 % des personnes interrogées estimaient que leur milieu de travail était une source de stress majeure. Les maladies mentales au travail ont donc des conséquences de plus en plus graves sur les individus et les entreprises. D’ailleurs, actuellement, de 30 à 50 % des absences de longue durée au travail, indemnisées par les assureurs privés, sont dues à un problème de santé mentale, contre 18 % en 1990.

Jean-Pierre Brun, chercheur à la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail dans les organisations à l'Université Laval et co-auteur de l’étude «Évaluation de la santé mentale au travail» mentionne que présentement « ... on se dirige vers une crise majeure des ressources humaines». Selon lui, les méthodes classiques de gestion sont insuffisantes ou inadaptées, et des signes précurseurs de la crise se manifestent déjà sous plusieurs formes, comme la montée de l'individualisme, la démotivation, la méfiance envers les dirigeants, le désengagement et l'absentéisme. Il estime qu'il faut rendre la gestion des ressources humaines plus «humaine». Dans cette étude, on identifie les quatre facteurs le plus souvent cités comme causes de cette détresse sont la surcharge de travail, le manque de reconnaissance, les relations insatisfaisantes avec les supérieurs et le manque de participation aux décisions.

Pour les entreprises, le coût du stress a aussi plusieurs facettes. Il peut se traduire par l’absentéisme et l’augmentation des coûts médicaux et du renouvellement du personnel, avec tous les frais de recrutement et de formation de nouveaux travailleurs que cela implique. Il peut également se traduire par une diminution de la productivité et de l’efficacité. Les résultats d’un sondage effectué auprès de 281 organisations canadiennes (700 000 employés) montrent que les coûts directs de l’absentéisme ont augmenté depuis 1997 et qu’ils représentent actuellement 7,1 % de la masse salariale. Or, en y ajoutant les coûts indirects (heures supplémentaires, remplacements, diminution de productivité), la facture des problèmes de santé mentale totalise 17 % de la masse salariale (Watson Wyatt Worldwide (2001). Staying at Work 2000/2001 – The dollars and sense of effective disability management).

Et la santé ?

Oui, le stress peut avoir des répercussions sur la quasi-totalité des aspects de la santé. Parmi les manifestations physiques du stress, mentionnons la fatigue, les maux de tête, les spasmes musculaires, les éruptions cutanées, les grincements de dents, les maux de dos, les rhumes ou les grippes à répétition, les maladies du coeur et un mauvais état de santé général. Des tensions psychiques peuvent être aussi le résultat d’une surcharge de travail, la dévalorisation et la perte d’estime de soi reliées à des tâches monotones et répétitives, le sentiment d’impuissance et d’inutilité, l’épuisement, les relations humaines désincarnées dans une structure bureaucratique trop imposante, l’absence de rétroaction, les conflits interpersonnels.  Les éléments auxquels sont exposées de nombreuses personnes dans leur travail sur une longue période peuvent s’avérer alors très dommageables pour la santé.

La nature et la force des stratégies personnelles d’adaptation aux événements stressants peuvent être efficaces pour réduire le effets négatifs du milieu de travail sur la santé mentale. La facilité à communiquer et à affirmer ses besoins, le recours à un réseau de soutien social et l’adoption de bonnes habitudes de vie en sont des exemples. D’autres comportements, telle la consommation de drogues, d’alcool et de médicaments peuvent représenter des stratégies d’adaptation inefficaces pour certaines personnes vivant un certain  niveau de stress. La réponse pré-programmée du corps au stress, ou « réponse au stress généralisé », comprend les éléments suivants :

ÉTABLIR LA CAPACITÉ EN PROMOTION DE LA SANTÉ DU RÉSEAU CANADIEN DE LA SANTÉ

Article écrit par Krissa Fay, Coordonnatrice de développement de réseaux, au sein de l’affilié en promotion de la santé du Réseau canadien de la santé. L’affilié en promotion de la santé est un partenariat entre le Centre ontarien d’information en prévention et le Centre for Health Promotion, université de Toronto.

I. Qu’est ce que le Réseau canadien de la santé?

Le réseau canadien de la santé (RCS)  http://www.reseau-canadian-sante.ca
fut lancé par Santé Canada en 1999; c’est un service d'information bilingue, non commercial, basé sur Internet, destiné à aider les Canadiens à rester en santé et à prévenir les accidents et la maladie. Entamant sa cinquième année, la collection du RCS contient plus de 17 000 ressources de plus de 1 000 organismes canadiens, basées sur Internet. Ces organismes,  (gouvernements, fédéral, provinciaux et territoriaux, des hôpitaux, des organismes de santé, des bibliothèques et universités, ainsi que des organismes communautaires non-gouvernementaux) répondent à des normes élevées en terme de garantie de qualité.

Une des caractéristiques uniques du RCS est le réseau formé par ces organismes affiliés partenaires qui sont responsables de rassembler et de mettre à jour les ressources appropriées sur le site Web. L'information contient 27 groupes et thèmes différents. Les organismes affiliés du RCS sont des organismes de santé clés à travers le Canada dans leurs domaines particuliers d'expertise. Parmi ceux-ci, la Société canadienne de cancer, le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail, la Fédération canadienne des services de garde à l'enfance, et l'Association canadienne de santé publique. Par ailleurs, cette association entre le gouvernement fédéral et les organismes non-gouvernementaux est la première de son genre dans le monde.

II.Remettre l’accent sur la promotion de la santé

Le RCS est actuellement en plein renouvellement: il fait partie de la nouvelle agence de santé publique du Canada (ASPC), qui est concentrée sur trois secteurs: la prévention des maladies chroniques et des blessures, les situations d’urgence de santé publique, et les maladies infectieuses. Le RCS peut jouer un rôle unique au sein de l’ASPC en tant que portail pour l'information sur la prévention et la promotion de la santé destinée au grand public

Le RCS a également commencé à renforcer son emphase sur la promotion de la santé par de nouvelles directions stratégiques pour 2004 et 2006:
1. Renforcer l’accent du RCS sur la promotion de la santé en augmentant l'emphase en matière d'information sur tous les déterminants de la santé
2. Mieux répondre aux besoins divers des Canadiens
3. Élargir la portée et renforcer les rapports actuels
4. S’assurer de l’imputabilité vis-à-vis les Canadiens

En plus de renforcer l’accent sur la promotion de la santé, le RCS met également en place des stratégies afin d’améliorer l'appui aux défis uniques en matière de santé rencontrés par des premières nations, des communautés francophones et acadiennes, des communautés  rurales et éloignées, et des populations du grand nord canadien.

III.Un nouvel affilié en promotion de la santé au RCS

Afin d'accomplir le mandat de la première direction stratégique, le RCS a établi un affilié en promotion de la santé, qui est devenu opérationnel en mai 2004. L’affilié en promotion de la santé est un partenariat entre le Centre ontarien d’information en prévention (COIP) et le Centre for Health Promotion, université de Toronto (CHP).  

Le Centre ontarien d'information en prévention (COIP), établi en 1985, a été le premier organisme de promotion de la santé en Ontario. Le COIP est un organisme désigné bilingue qui travaille dans le but d’aider les personnes, les groupes et les communautés à atteindre leur santé et bien-être social, physique et environnemental.

Le CHP, établi en 1989, est une unité indépendante du département des sciences de santé publique de l'université de Toronto et d'un centre de collaboration de l'Organisation mondiale de la santé en promotion de la santé. Ce partenariat communautaire et universitaire, s’investit dans l'excellence en matière d’éducation, d'évaluation, et de recherche. Le CHP développe et évalue des approches innovatrices de promotion de la santé au Canada et à l'étranger.

Ensemble, le COIP et le CHP apportent au RCS une base de connaissance, un ensemble de compétence, et un réseau unique de contacts dans le domaine de la promotion de la santé au Canada et au niveau international. Étant le premier affilié en promotion de la santé du RCS, notre première priorité est de passer en revue et mettre à jour de manière systématique, toute la collection des ressources en promotion de la santé. L’affilié en promotion de la santé utilise l'expertise de deux organismes associés pour reconstruire la collection, passer en revue et améliorer les messages en promotion de la santé sur la page Web du RCS.  

En outre, l’affilié en promotion de la santé travaillera en collaboration avec le RCS et ses affiliés pour établir la capacité générale en promotion de la santé du RCS, y compris toutes les collections et transmission de messages à travers le site Web du RCS. Afin d'accomplir ceci, l’affilé en promotion de la santé jouera un rôle principal et offrira des consultations au RCS et aux autres affiliés sur les activités clés suivantes :

  • Éducation et formation: pour établir une compréhension et une approche commune à la promotion de la santé et à la prévention des maladies
  • Directives pour la collection de la promotion de la santé: afin de réaliser une série plus complète de matériaux de promotion de la santé dans chaque collection, y compris l'information sur les déterminants de la santé, des secteurs d'action, des stratégies, et des cadres.
  • Forum de discussion en promotion de la santé: pour identifier l'expertise en promotion de la santé, au sein de l'affiliation au RCS, afin de renforcer la communication et travailler pour atteindre un langage commun en promotion de la santé.

Actuellement, le site Web du RCS contient des ressources qui sont concentrées principalement sur le style de vie individuel et les changements de comportement en matière de santé. L'objectif principal de l’affilié en promotion de la santé est d'inclure une perspective plus large des stratégies et des approches de la collection de la promotion de la santé et des collections du RCS en général.

La classification actuelle des thèmes du bulletin électronique Ontario Health Promotion E-Bulletin (OHPE) est en train de guider la reconstruction de la collection de promotion de la santé. Cette classification dont de nombreux abonnés au bulletin OHPE sont au courant, fournit un cadre utile pour évaluer la globalité de la collection de la promotion de la santé et la transmission des messages. La classification des thèmes inclut sept secteurs: les déterminants, les régions d'action, les stratégies génériques, les cadres, les populations prioritaires, les questions et les bases de la promotion de la santé (vous pouvez consulter le cadre sur  la page de recherche de thèmes du bulletin OHPE à http://www.ohpe.ca/ebulletin/matrix.cfm

Bon nombre de ces domaines, par exemple, les populations et les questions prioritaires, sont actuellement traités par d'autres affiliés au sein de leurs collections. Par conséquent, la stratégie de développement de collection en promotion de la santé sera de créer une collection "générique" de ressources en promotion de la santé qui n'inclut pas des ressources et des outils spécifiques, à un sujet qui s’adapte mieux à d’autres centres de santé du RCS. Ceci s'assurera les outils et le contenu appliqués en promotion de la santé sont présents dans toutes les collections du RCS et dans tous les 27 bureaux de santé.  

Actuellement au RCS, les déterminants de la santé sont  une collection séparée de la promotion de la santé. Puisque les déterminants de la santé contournent l'éventail de facteurs qui affectent la santé et sont inextricables du champ de la promotion de santé, l’affilié en promotion de la santé a offert d’assumer la responsabilité de cette collection. En attendant, nous essayerons de développer la collection des déterminants de la santé comme étant partie de notre effort global de reconstruction.

La collection de la promotion de la santé deviendra un pivot dynamique pour les meilleures ressources canadiennes et des ressources internationales sélectionnées en promotion de la santé sur le Web mondial. Nous travaillerons étroitement avec des organismes en promotion de la santé, en développement communautaire, avec les organismes sociaux de justice, et nos collaborateurs du réseau à travers le Canada pour augmenter le contenu de la collection en promotion de la santé. Nos collaborateurs du réseau actuels incluent l’Atlantic Health Promotion Research Centre, l’Association des centres de santé communautaires de l’Ontario, le consortium canadien de recherche en promotion de la santé, de l'institut de recherche de santé de l'université de British Columbia et le Réseau québécois des villes et villages en santé.

IV. Ce que le RCS projette pour l'année prochaine

Au cours de l'année prochaine, le RCS aura un nouveau regard et deviendra une meilleure ressource pour les consommateurs d'information électronique sur la santé aussi bien que pour des promoteurs de la santé. Les changements prévus incluent:

  • Une terminologie de thèmes mise à jour et plus complète
  • Nouvelles ressources en promotion de la santé reflétant la terminologie de thèmes mise à jour et plus étendue
  • Nouvelles recherches rapides qui lieront les lecteurs par exemple, aux documents de base en matière de promotion de la santé comme la charte d'Ottawa et la déclaration de Jakarta etc.
  • Description nouvelle et plus inclusive de la promotion de la santé sur la page Web de la promotion de santé du RCS
  • Questions fréquemment posées à jour et passées en revue, conçues pour orienter des personnes au domaine de la promotion de la santé

En tant qu’affilié en promotion de la santé, nous avons l'intention de complètement passer en revue et mettre à jour notre collection, des questions fréquemment posées, des recherches rapides, et tout autre matériel de la page d’accueil afin de refléter les domaines plus vastes de la promotion de la santé comprenant les déterminants de la santé. Nous espérons que ces changements serviront de modèle au reste du site Web du RCS et qu'il continuera à s'améliorer en tant que ressource pour les consommateurs aussi bien que les promoteurs de la santé.

Nous sommes très intéressés, tout au long de ce travail de développement, à recevoir vos commentaires; n’hésitez pas à contacter Krissa Fay, la coordonnatrice de
développement de réseau à k.fay@opc.on.ca

Ressources électroniques

CLICK4HP http://listserv.yorku.ca/archives/click4hp.html
"CLICK4HP est : (a) un rendez-vous électronique pour discuter comment l'Internet peut être employé pour la promotion de la santé au Canada et autour du monde ; (b) un emplacement électronique pour l’affichage d'information  relative à la promotion de la santé ; et, (c) un espace de travail virtuel pour que les promoteurs de la santé travaillent ensemble."

SDOH http://sundial.ccs.yorku.ca/archives/sdoh.html
La liste-serv des déterminants sociaux de la santé a pour but de servir comme forum international pour ceux préoccupés par les derniers développements des théories, de la recherche, et de la pratique concernant les déterminants sociaux de la santé. Les déterminants sociaux de la santé sont les conditions économiques et sociales qui influencent la santé des individus, des communautés, et des juridictions en général."

Promosanté http://www1.promosante.org/
La mission de Promosanté est de fournir des outils aux promoteurs francophones de la santé pour les aider dans leur travail avec les communautés francophones. Le site Web fournit des ressources de langue française en promotion de la santé. Le matériel est accessible sous une liste complète de limites de thèmes en promotion de la santé. Le site Web offre également de l'information sur des événements à venir, les nouvelles ressources imprimées, les cours de formation disponibles et les groupes de listserv/discussion. Promosanté est financé par l’université de Laval et le gouvernement du Québec.

Organismes

Soins de santé chez les personnes stigmatisées

Article rédigé par Simon Komon,
Collaborateur du Bloc-Notes

Dans un pays comme le Canada où la dualité linguistique et culturelle fut à la base de sa création et que la  diversité culturelle fait partie intégrante de son évolution, la prestation des services essentiels, tels que les services de l’éducation, de la santé et du bien-être social, peut présenter des défis importants. Dans le domaine de la santé par exemple, ces défis s’avèrent parfois difficiles à relever surtout lorsqu’il s’agit de questions reliées à l’accès aux services de soins surtout lorsqu’on parle de facteurs tels que la langue ou bien la culture. D’ailleurs, Sarah H. Bowen (1), mentionne son rapport « Barrières linguistiques dans l’accès aux soins de santé », que des facteurs tels que «la répartition géographique de la population, le manque de fournisseurs de soins de santé spécialisés ou le manque d’interprètes, et les différences culturelles» peuvent influencer grandement la prestation des services et les soins qui sont offerts à la population.

Les différences culturelles constituent un handicap major dans la prestation des services de santé si l’on désire qu’ils soient offerts le plus équitablement possible à tous les Canadiens. Il est bien connu que la culture comporte des éléments hautement sensibles tels que les valeurs, les croyances, les attitudes, les modes de communication (verbale et non verbale), propres à un groupe ethnique ou culturel donné. Les professionnels de la santé doivent donc tenir compte de ces valeurs dans leur pratique.

«Si les fournisseurs de soins de santé ne sont pas compétents en matière de différences culturelles, cela peut limiter l’accès de leurs clients à des soins de santé optimaux. En d’autres termes, un fournisseur de soins compétent doit posséder une combinaison  de compétences, de connaissances, d’attitudes et de jugement dans le but d’obtenir un résultat positif en matière de soins de santé. »

COMMENT LA PROMOTION DE LA SANTÉ NOUS AIDE-T-ELLE À VOIR LES MALADIES

Cet article a été rédigé pour le Réseau canadien de la santé par le Centre ontarien d'information en prévention et le Centre for Health Promotion de l’Université de Toronto, affiliés du RCS responsable du volet Promotion de la santé.

En septembre 2004, des chercheurs canadiens de l'Institut de recherche en santé des populations de l'Université McMaster et du Hamilton Health Sciences Centre ont publié la plus vaste étude jamais menée sur les maladies cardiovasculaires.

AUGMENTATION DES CHUTES CHEZ LES AÎNÉS : IL FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE !

Les aînés représentent au Canada l'un des segments de la population qui connaît la croissance la plus rapide au Canada. En effet, en l’an 2000, on estimait à 3,8 millions le nombre de Canadiens âgés de 65 ans et plus.  On anticipe que cette croissance rapide du nombre de personnes âgées va se poursuivre pendant un bon nombre d'années, notamment jusqu’à ce que les baby boomers (nés entre 1946 et 1966) atteindront 65 ans. Ainsi, Statistique Canada prévoit que d'ici 2021, il y aura près de 7 millions de personnes âgées, soit 19 % de l'ensemble de la population et que d'ici 2041, le nombre de Canadiens de 65 ans et plus passera à plus de 9 millions, c’est-à-dire 25 % de la population.

LA VIOLENCE FAMILIALE : UN LOURD FARDEAU

Par :Simon Komon
Collaborateur bénévole au Bloc-Notes

La violence familiale est généralement attribuée aux facteurs sociaux tels que le stress, la pauvreté économique, l’isolement, l’alcoolisme, etc. Nous savons qu’aucune société au monde ne peut prétendre vivre sans difficultés. La violence familiale en est une et ce problème social affecte la famille, un des piliers de notre société, ce qui accentue la gravité de cette forme de violence.   

Qu’est-ce que la violence familiale?

Le Centre national d’information sur la violence dans la famille- CNIVF
 (www.hc-sc.gc.ca/hppb/violencefamiliale/html), Santé Canada, définit la violence familiale comme étant :  « des mauvais traitements, de  l’intimidation ou de  contrainte exercée délibérément dans le cadre d’une relation personnelle étroite. La négligence flagrante à  l’endroit d’une personne à charge peut aussi être considérée comme une forme de violence familiale lorsqu’elle cause des torts ou entraîne des risques prévisibles. »

Les différentes formes de violence familiale et les personnes qui en sont touchées

La violence familiale est non seulement faite aux femmes et aux enfants mais elle affecte aussi les  hommes et les personnes âgées. On compte de plus en plus de femmes qui agressent leurs enfants ou leurs maris; on voit aussi des jeunes qui agressent leurs parents, leurs amis ou d’autres jeunes qui n’ont aucune relation avec eux. On voit aussi des adultes (hommes) qui attaquent leurs  parents pour des motifs divers, incluant l’héritage des biens matériels.

Dans son rapport final soumis en septembre 2001 aux différents paliers gouvernementaux, le groupe de travail fédéral-provincial-territorial spécial, chargé d’examiner les politiques et dispositions législatives concernant la violence conjugale (voir http://canada.justice.gc.ca/fr/ps/fm/reports/spousal.html)
 souligne que :

« Des hommes et des femmes sont victimes de la violence conjugale, mais la nature et la gravité de tels incidents sont bien pires dans le cas des femmes. Ainsi, la violence conjugale demeure avant tout un problème de violence envers les femmes. »

Toute forme de violence ou de criminalité devrait nous préoccuper tous, car les victimes sont des personnes comme nous. Pourtant ce n’est pas le  cas. Certaines personnes continuent d’ignorer ce mal. Plusieurs rapports, études et enquêtes,  menés au cours de la dernière décennie, ont démontré qu’au Canada la violence familiale touche toutes les couches sociales. Nous savons qu’elle peux se manifester autant chez notre voisin, chez nos collègues de travail ou chez nos ami(es).
 (Le Quotidien d’Ottawa dans sa publication du 23 juin 2003, extrait de La violence familiale au Canada: un profil statistique (85-224-XIF du site Web de Statistique Canada (www.statcan.ca.)

 Conséquences de la violence familiale

La violence familiale laisse des effets indésirables sur les victimes.

LE SYNDROME DU BÉBÉ SECOUÉ

Par Mario Corbeil, Consultant en promotion de la santé, Meilleur départ

J’ai eu la chance d’assister au Congrès nord-américain sur le syndrome du bébé secoué s’est tenu à Montréal, Québec, du 12 au 15 septembre dernier. Il s’agissait d’un moment privilégié pour prendre connaissance des plus récents développements sur le sujet. Les participants à ce congrès provenaient de divers horizons, qu’ils s’agissent de médecins spécialisés en cas de maltraitance, d’intervenants sociaux, de chercheurs cliniciens ou encore de représentants du milieu policier.  Il me fait donc plaisir de partager avec vous les points saillants de ce congrès.

Même s’il demeure toujours difficile d’évaluer l’incidence des cas de bébés secoués, on estime qu’il y aurait au Canada entre une trentaine et une cinquantaine de cas d'enfants dont le diagnostic est le syndrome du bébé secoué par année, et que l’âge moyen de ceux-ci atteint se situe entre 3 et 6 mois. Cette relative faible incidence est malheureusement compensé par des conséquences dévastatrices. Environ 20% de ces enfants ne survivront pas à cet événement, tandis que plus de 50% des survivants auront de lourdes séquelles, telles qu’un handicap mental, une paralysie ou encore la cécité. De plus, la plupart des recherches semblent indiquées que les enfants sans conséquence apparente auraient en bout de ligne des difficultés d’apprentissages et de comportements sociaux.

Mais qu’est-ce que le syndrome du bébé secoué exactement ? Le syndrome du bébé secoué (SBS) réfère à la constellation de signes et symptômes que l’on retrouve chez un jeune enfant qui a été secoué violemment. L’enfant est tenu par le tronc ou les épaules et est violemment secoué par son agresseur. Parfois, l’enfant peut même avoir été projeté sur une surface. Ce syndrome est caractérisé par des hémorragies au niveau du cerveau, de l’œdème cérébrale et des hémorragies de la rétine de l’œil. On remarque parfois aussi à l’examen physique des signes de lacération ou encore des côtes fracturées. On retrouve des indications d’abus antérieurs dans 35 à 40 % des cas.  Le degré de blessure au cerveau dépend principalement de la force utilisée et de la taille de l'enfant. Si les blessures initiales au cerveau sont graves, l'enfant présentera très rapidement des symptômes alarmants comme crise convulsive, arrêt de la respiration et perte de conscience. Même avec des soins médicaux rapides, plus d'une victime sur cinq meurt. La plupart des enfants qui survivent aux blessures cérébrales graves auront une incapacité permanente comme paralysie, cécité, retard important du développement et crises convulsives. Certaines victimes restent dans un état végétatif. Si les blessures initiales au cerveau sont moins graves, les enfants auront moins tendance à subir des conséquences permanentes, comme problèmes de mouvement et de coordination, déficit intellectuel, problèmes d'apprentissage et convulsions. L'expérience jusqu'à présent suggère que les enfants qui survivent à une lésion cérébrale grave associée à des secousses auront besoin de soins spéciaux pendant le reste de leur vie.

L’élément déclencheur est souvent les pleurs persistants de l’enfant. Il s’en suit une perte momentanée de contrôle de la personne en charge de l’enfant. Les conséquences sont bien évidemment dramatiques pour l’enfant, tandis que pour l’adulte ou la personne en charge, ce dernier est devenu un criminel.

Le congrès nord-américain sur le syndrome du bébé secoué s’est donc penché sur les questions du diagnostique, des interventions multidisciplinaires dans les situations de maltraitance et bien évidemment sur les moyens pour prévenir ce genre d’abus.  Il est clair que si des stratégies de prévention ou du soutien pour les nouveaux parents, que ce soit la mère ou le père, ce genre d’accident peut être prévenu. Tous les acteurs présents au congrès ont d’ailleurs souligné l’urgence d’agir en mobilisant les divers milieux que sont les secteurs de la santé, des services sociaux, de l’éducation, des garderies, des milieux policiers, etc. Le but commun est le suivant : informer et outiller les parents et les personnes en charge d’enfants pour éviter que ne surviennent de nouvelles tragédies de bébé secoué.

Tout au long de ce congrès, les participants ont pu assister à des ateliers qui présentaient divers outils pouvant soutenir l’intervention : affiches de sensibilisation; campagnes médiatiques; « contrat » entre les parents d’un nouveau-né et des intervenants du milieu de la santé; critères de sélection pour une gardienne, etc. Les messages portés sont souvent les mêmes : « oui, il est normal d’être frustré par les pleurs d’un nourrisson »; « il ne faut pas hésiter à rechercher de l’aide », « il faut avoir un plan pour se calmer les nerfs »; et surtout, « NE JAMAIS SECOUÉ UN BÉBÉ » car les conséquences peuvent être désastreuses et irrémédiables.

Dans le domaine de la recherche, nous retenons deux éléments : tout d’abord, il semble que les pleurs d’un enfants en bas âge sont parfois inexplicables, c’est à dire qu’il pleure même quand tous ces besoins sont comblés. Des études anthropologiques démontrent que ceci fait partie d’un processus normal pour tous les bébés de la terre. Certaines recherches soulignent également qu’il y a peu d’emphase qui est mise sur l’éducation - l’importance d’informer les parents et les personnes en charge d’enfants est insuffisante : il faut les outiller !

Le syndrome du bébé secoué rappelle que toute situation de maltraitance envers les enfants est inacceptable dans notre société. C’est pour cette raison que nous devons tout mettre en oeuvre pour prévenir notamment le syndrome du bébé secoué.

Voici les références incontournables pour le SBS :

L’OBÉSITÉ? UN PROBLÈME DE POIDS!

Par : Hélène Roussel
        Consultante en promotion de la santé

En ces jours où la santé est le sujet de prédilection de nos dirigeants politiques,  il y a de quoi se demander vraiment si quelqu’un à quelques parts,  va commencer à parler des vrais problèmes dans le dossier de la santé dans ce pays.  Ces trois derniers jours, j’ai suivi la conférence sur la santé de façon assidue,  j’ai visité les sites Web des gouvernements, ceux de différents ministres, les agences de presse, bref,  j’ai consulté plusieurs sources d’information qui traitaient du sujet de la santé en général,  et je me suis amusé à prendre conscience des sujets abordés;  «diminution des listes d’attentes»,  «chirurgies retardées», «assurance médicaments», «financement du système de soins de santé », « privatisation du système de santé », « déficits des hôpitaux », « taxe sur la santé » «télémédecine», etc.  Bien que tout ces sujets doivent être considérés dans les solutions, ils prennent à peu près toute la place, non seulement du débat mais aussi du budget de la santé.  Rien de très rassurant me dis-je, pour ceux et celles qui croient à l’importance de l’approche de la promotion de la santé, comme solution inédite aux problèmes de santé criant de notre société.  Ce qui nous vient à l’esprit en brossant le tableau des stratégies abordées dans le système de santé,  c’est cette image de la personne qui ne cesse de nettoyer son planché, mouillé par l’eau,  qui s’écoule de l’évier bouché qui ne cesse de déborder.  La logique même de cette situation cocasse serait de s’attarder à déboucher l’évier, n’est-ce pas?  Est-ce encore possible d’espérer des actions basées sur ce qui fait du gros bon sens?  Est-ce trop demandé, que de penser qu’un jour, on pourrait investir les milliards de dollar du système de soin de santé; qui en grande partie sert à intervenir lorsque la maladie est présente, dans des stratégies de prévention et de promotion de la santé pour attaquer le problème en amont.  En d’autres mots investir dans tout ce qui supporte une vie saine.  En Ontario par exemple,  le budget attribué à la promotion de la santé est à peine 2% du budget global de la santé.  Et ces nouveaux argents du Fédéral qui vont renflouer le budget de la santé? Y-a-t-il une somme de prévue pour investir en amont? Ceci dit, dans le sujet qui nous préoccupe, « l’obésité »,  j’ose espérer qu’il en profitera grandement puisque si nous croyons avoir des problèmes avec notre système de santé maintenant,  il ne faut pas raisonner trop profondément,  pour entrevoir ce qui se passera dans quelques décennies,  si nous n’investissons pas massivement et rapidement dans des programmes de promotion de la santé. L’obésité et ces conséquences causeront une crise sans précédant non seulement sur le système de soins de santé mais dans plusieurs aspects de la vie sociale et économique de notre pays.

 L’obésité a été reconnue par l’OMS comme étant une problématique majeure de santé à travers le monde et le Canada ne fait pas exception à la règle. On entrevoit des conséquences énormes : l’augmentation de l’incidence des maladies cardiovasculaires,  hypertension artérielle, diabètes,  certains cancers,  hausse du risque de mortalité etc. Plus de la moitié des Canadiens sont aux prises avec des problèmes de poids, et environ 15 % des adultes sont considérés comme obèses.  Selon le rapport « le surpoids et l’obésité au Canada – une perspective de la santé de la population » http://secure.cihi.ca/cihiweb/dispPage.jsp?cw_page=GR_1130_F
de l’initiative sur la santé de la population canadienne, les tendances de la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les adultes canadiens ont augmenté graduellement pour passer de 47% en 1972 à 58% en 1992 chez les hommes et chez les femmes de 33.9% en 1972 à 42.3% en 1992. Ce même rapport nous donne des chiffres effarants, en ce qui attrait à la situation de l’obésité chez les enfants.  On parle ici d’augmentation de 208% pour les garçons et de 103% pour les filles de 1981 à 1996.

Que s’est-il passer exactement?  Serait-ce que les programmes de prévention axés sur la nutrition et l’activité physique auraient multiplié les ratés?  Pourtant la nutrition et l’activités physique a été omniprésente dans la dernière décennie. Le simple fait de vivre dans une société qui valorise le culte de la minceur à tout prix, semble être paradoxale avec le fait que le surpoids et l’obésité ne cesse d’augmenter dans toutes les couches de la société. Certains,  feront un jugement rapide et condamnera l’inefficacité du travail de nos collègues nutritionnistes,  diététiste et entraîneurs physique dans ce dossier;  mais nous,  les intervenants en promotion de la santé,  comprenons la santé de façon beaucoup globale.  Les rares programmes de nutrition et d’activités physiques en place dans nos institutions ne sont malheureusement qu’une petite goutte dans l’océan.  Tout à fait à l’image des budgets pour les initiatives de la promotion de la santé.  Le problème prend sa source bien au-delà du simple fait de manger mieux ou bouger plus.  Nos programmes de prévention ont bel et bien fait leur preuve puisque l’information a bien passé.   Il faut donc ici se tourner vers d’autres causes. Selon l’OMS,  « les causes fondamentales de l’épidémie d’obésité sont d’ordre sociétal et résultent d’un environnement qui met en avant des modes de vie sédentaire et une consommation d’aliments riches en matières grasses et énergétiques».

Dans son édition du samedi 5 et du dimanche 6 juillet 2003,  du journal le Devoir  on pouvait lire la manchette suivante : « Industrie agroalimentaire - Kraft Foods déclare la guerre à l'obésité Le changement de ton de certaines multinationales semble davantage inspiré par le marketing que par une véritable préoccupation pour la santé publique». http://www.ledevoir.com/2003/07/05/31200.html .   La multinationale Kraft,  aimerait bien nous faire croire en sa bonne volonté,  mais il est clair que sans la demande constante du consommateur pour des produits plus sains,  cette considération soudaine pour la santé de la population ne serait jamais à l’agenda. Ce sont ces même consommateurs, que nos programmes d’éducation et de sensibilisation ont atteint au cours des dernières années.  Ce sont eux à l’origine de cette nouvelle tendance dans l’industrie agro-alimentaire. Un exemple parfait de l’impact indirect et souvent difficilement mesurable des approches de promotion de la santé.
 
     Nous sommes maintenant embarqués dans une lutte inégale avec le secteur de l’industrie agro-alimentaire.  Cette situation inégale,  devra être compensé par les forces des approches de la promotion de la santé.  Travailler de façon multisectiorielle et mutidisciplinaire sur plusieurs fronts (celui de la pauvreté,  l’aménagement urbain, équilibre vie / travail, les infrastructures sportives, le système d’éducation etc.)

LE DÉVELOPPEMENT DES CAPACITÉS COMME MOYEN, COMME UNE FIN !

Le développement des capacités est un concept qu’on entend beaucoup parlé depuis les dix dernières années. En fait, il est apparu vers la fin des années 80 et est devenu plus populaire par Penelope Hawe et ses collègues australiens dans les années 90.  Il est un processus démocreatique qui suppose la participation active d’une diversité de personnes. Il est basé sur la croyance selon laquelle la  communauté elle-même doit élaborer des solutions pour faire face aux problèmes et aux occasions qui se présentent, ou est en mesure de le faire (Frank F., Smith, A., 1999)

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