Article de fond

1500 a 2000 mots sur un sujet de la promotion de la santé

MAXIMISER LES FORCES : LE COACHING

Article écrit par Raymond Vaillancourt.

Le coaching qui est, en quelque sorte, un accompagnement recouvre à la fois le moyen que se donne une organisation pour faciliter l'apprentissage de ses gestionnaires et la façon différente avec laquelle les gestionnaires doivent assumer leur responsabilité. Cette responsabilité, ils doivent l'assumer tout autant auprès des membres de leur propre équipe que de l'ensemble des intervenants. Les objectifs recherchés par leur propre apprentissage deviennent les objectifs poursuivis dans leur rapport avec leurs équipiers.  Ces objectifs sont les suivants:

L‘AUGMENTATION DU QUOTIENT D’INTELLIGENCE ÉMOTIONNEL AU SERVICE DE LA SANTÉ

Par : Patrick Rhein, Coach d’intelligence émotionnelle

Nous sommes de plus en plus conscient de l’impact économique que représentent les problèmes de santé mentale. La perte de productivité associée à la dépression et à la détresse psychologique a été évaluée à 6 milliards de dollars en 1998 au Canada, alors que les demandes d’invalidité soumises avec un diagnostic d’anxiété, qui ne représentaient que 11% du total des demandes en 1985, sont passées à 29% en 1998. On estime par ailleurs que 54% du temps de travail moyen perdu chaque année dans les entreprises le serait en raison du stress (*1). Il semble qu’il soit de plus en plus évident que la santé soit étroitement liée à notre santé émotionnelle et la gestion de celle-ci.

LA RÉSOLUTION DE PROBLÈMES : OPPORTUNITÉ DE CROISSANCE

par: Hélène Roussel, Consultante en promotion de la santé 

Nous voici à l’aube d’une nouvelle année,  le moment idéal pour faire le bilan de vos activités et envisionner le future de vos programmes et de votre organisation.  Lors de cette réflexion, vous évaluerez l’impact de votre travail et vous planifirez lvos stratégies pour la prochaine année.  Les défis à surmonter seront probablement grand et vos compétences en résolution de problèmes seront sans doute nécessaire.  Ce présent article,  vous aidera à mieux cerner vos problèmatiques en exposant un modèle de procédé de résolution de problèmes.

Le mot problème en soit n’est pas très populaire.  Personne aime avoir à faire face aux problèmes. Si seulement tout pourrait bien fonctionner sans qu’on est à se poser trop de question.  Malheureusement,  les comportements d’autruche ne font qu’aggraver les problèmes, dans certain cas,  l’inaction peut avoir des conséquences graves.  La résolution de problèmes n’est pas aussi complexe que l’on pense dans la mesure où il y a une prise de conscience collective de celui-ci.  Il s’agit d’appliquer un processus qui vous permettra d’identifier la problèmatique,  de la définir et de l’analyser,   d’identifier les priorités,  les résultats désirés et les solutions de rechange;  de choisir des méthodes appropriés,  de développer un plan d’action et de mise en oeuvre et finalement d’évaluer les solutions instaurés.

La facilité avec laquelle le problème sera solutionné est directement reliée à la rigueur que vous apporterez à chaque étape du processus.  Dans la pratique,  la résolution de problème fait appel à vos capacités d’analyse et de médiation ,  mais avant tout,  elle fait appel à votre intelligence émotionnelle i.e. votre capacités à analyser les circonstances avec objectivité,  honnêteté et intégrité.  Ainsi,  la priorité doit être mise sur la création d’un environnemnt propice à des échanges honnêtes, où chacun se sentira en sécurité d’exprimer les vrais causes des problèmes,  briser la loi du silence et si nécessaire exprimer des idées qui ne sont pas partagées par la culture de l’organisation.  Bref,  il faut instaurer un climat où le dialogue est possible.  Cette première étape,  que j’appellerais celle de la préparation du terrain est cruciale au succès du processus de résolution de problèmes. Une fois le terrain bien préparer et l’esprit de dialogue instaurer,  l’application du modèle de procédé de résolution de problèmes peut débuter.

Identification du problème

Il importe ici de faire la différence entre le problème perçu et le problème réel,  souvent les parties pensent avoir déjà diagnostiqué le problème et apportent des solutions dès le départ.  Puisqu’on est souvent pressé de résoudre les problèmes,  le risque de retourner dans un comportement d’autruche deumeure très grand.  Il faut alors insister sur l’importance de prendre le temps nécessaire pour receuillir les renseignements  sur la question.  Afin d’identifier le problème,  la question à se poser est la suivante: “Qu’est-ce qui cause le problème perçu? Par exemple;  l’insuffisance de fonds en soi,  n’est pas un problème.  Ici,  le vrai problème pourrait être la difficultés des gestionnaires à identifier d’autres sources de revenues potentiels,  ou un gaspillage inapproprié des fonds ou une mauvaise répartition des budgets par rapport aux priorités.  

Définition du problème

Il s’agit ici de définir clairement la situation et de regarder ce qu’on doit changer.  Il est souvent facile de poser des questions mais difficle d’obtenir des réponses précises. Voici quelques définitions à éviter:
    - La définition blâme
“Le problème c’est que les gens ne respectent pas leurs engagements.”
Les blâmes détournent l’attention et l’énergie des vrais problèmes.  L’emphase devrait être mise sur la responsabilité de chacun aux problèmes et à l’interdépendance de leur travail.  Cependant,  les partis ont souvent besoin de se défouler avant d’être en mesure d’étudier le problème objectivement.  Il faut donc déterminer quand il est approprié de faire ventiler le groupe et quand il est temps de passer à une analyse constructive.

    - Les conclusions prématurées
Il s’agit de solutions rapides mal définies et mal précisées.  Il est possible que cette solution rapide soit la bonne mais l’important c’est d’en avoir la certitute.

     - Les généralisations
Les généralisations sont habituellement dirigées vers la personne responsable dans l’espoir qu’il ou qu’elle soit en mesure de répondre au problème à la place du groupe.  Elles sont exposées sous formes de question général du genre: “Comment devrions-nous tenir nos réunions du conseil?”  Donner de l’information sur un sujet n’est pas votre rôle,  l’important est d’assister le groupe dans un processus de réflexion de leur problème.  Amener le groupe à prendre la responsabilité du problème en apportant leurs propres solutions qui tiennent des objectifs et des ressources de leurs programmes.  

L’objectif principal de cette étape est d’aider le groupe à recueillir le maximum d’information sur le problème. La technique du groupe nominal http://www.meq.gouv.qc.ca/conseils/ce/interieur/pdf/gr_nom_com_f.pdf  est excellente pour atteindre cet objectif puiqu’elle permet de le faire dans un contexte de confidentialité.

Analyser  le problème

Avant même de commencer l’analyse du problème le groupe doit:
a) Comprendre que les problèmes sont souvent causés par une multitude de facteurs.
b) Avoir accès à des informations précises sur la nature du ou des problèmes exposés.
c) Etablir les solutions à plusieurs problèmes avant de résoudre le problèmes d’ensemble.

Cette étape du processus cherche à découvrir les facteurs sous-jacents qui créer le problème actuelle.   Idéalement,  le travail préalable des étapes antérieures devrait vous faciliter le travail.  Souvent les participants se perdent dans cette réflexion et il faut les aider à assembler les pièces du casse-tête.  L’indicateur qui vous permettera de savoir si le groupe a compris le principe des facteurs sous-jacents,  sera lorsque l’on amènera dans le dialogue les divers problèmes à résoudre, lorsqu’ils étaient considérés au départ du procédé comme un seul grand problème.  Prenez le temps nécessaire pour continuer la discussion sur le sujet et évitez les solutions prématurées.

Identification des priorités parmi les problèmes sous-jacents

Les problèmes sous-jacents doivent être mis en priorité en gardant en tête le problème d’ensemble.  Il faut vous assurer que les participants déterminent l’ordre dans lequel les problèmes sous-jacents seront examinés. Le travail en petit groupe à cette étape-ci est l’approche à privilégier.  Il permettra à chacun de participer pleinement et à se responsabiliser davantage par rapport aux objectifs désirés et l’identification des solutions.

Identifications des résultats désirés

Pour que les membres du groupe recherchent tous le même résultat et qu’ils évaluent les changements dans une même perspective,  ils doivent définir exactement la solution qu’ils recherchent pour chaque problème. Par exemple:  si le problème est un manque de contacts avec les autres organisations,  vous devrez établir combien de contacts seraient souhaitables,  avec qui et pendant combien de temps.  Si l’organisme manque de ressources educationnelles,  il faudra indiquer le type de ressources nécessaires,  les groupes qui devraient en bénéficier et les ressources qui devront être produites dans une périodes données etc..

Un résultat clairement identifié créera un but commun et une certaine cohésion au sein de l’équipe,  en plus de vous permettre de mieux évaluer les progrès face à vos objectifs de résolution de problème.

Identification des solutions de rechange

Cette étape consiste à trouver d’autres solutions qui permetteraient d’atteindre les résultats souhaités concernant chaque problème identifié. Le danger  dans l’identification des solutions est les jugements de valeurs que l’on a tendence à faire par rapport aux solutions proposées.  Notre cerveau pense systématiquement en blanc ou en noir,  je suis d’accord ou je ne suis pas d’accord.  Ce type de réflexion court-circuite la créativité et devient souvent un obstacle à l’apport de nouvelles idées;  en plus de paralyser les nouveaux membres du groupe et ceux qui sont plus timides. A nouveau,  travailler en petit groupe  permettra à tous d’identifier le plus grand nombre de solutions possible avec ses avantages et ses inconvénients de façon efficace.

Choix des méthodes appropriées

Il s’agira ici, d’examiner les avantages et inconvénients des solutions proposés.  Examiner les solutions selon les facteurs suivants: coût,  personnel nécessaire,  avantage à court et long terme, délais d’exécution etc. .  Méfiez-vous des semblants d’approbation.  Cette étape peut s’avérer difficile et demande une réflexion  plus approfondie.  Les désaccords finissent par incommoder les membres du groupe ce qui peut amener le groupe à prendre des décisions prématurées sans avoir un grand désir d’engagement dans la solution.

Plan d’action

Questions clés:
Qui fera quoi et quand, et avec qui faudra-t-il communiquer?
Les tâches confiées aux membres du groupe et les échéanciers sont-ils réalistes?
Comment les progrès seront-ils contrôlés?

Mise en oeuvre

Parmi les dangers de la mise en oeuvre il y a le risque de retomber dans la routine habituelle.  Il faudra ici déterminer en groupe les meilleurs moyens de renforcer les nouveaux comportements.  Il serait sage de planifier dans votre mise en oeuvre des rencontres de groupe qui auront pour but d’effectuer un contrôle et faire valoir la nécessité d’un renforcement.

Evaluation

L’évaluation est simplement une étude de ce qui a été planifié,  de ce qui a été accompli,  des moyens utilisés et de ce qui a contribué ou nui au progrès.  Si le groupe a énoncé clairement ses objectifs à l’étape 5, l’évaluation sera facile.

En résumé

La résolution de problème est une partie intégrante de la gestion globale d’une organisation. L’adoption d’un procédé efficace de résolution de problème dans votre organisme vous permettera de mieux planifier vos programmes, et d’instaurer un climat de travail harmonieux où la coopération prime sur la compétition.  On reconnait les organisations efficaces à leur capacité à voir la résolution de problème comme un atout qui créer des opportunités de croissance.

Source: Les comités de bénévoles,  comment en améliorer le fonctionnement,  Ministère des affaires civiques et culturelles de l’Onrtario, ISBN 0-7729-1201-7, 1986 Imprimeur de la Reine en Ontario

Ressouces internet supplémentaire:

BÂTIR DES VILLES ACTIVES

PAR LOUISE CHOQUETTE, CONSEILLÈRE,
CENTRE DE RESSOURCES EN ACTIVITÉ PHYSIQUE DE L’ONTARIO (PARC).
DÉCEMBRE 2003

L’avènement de l’automobile a été un des plus grands changements du 20ième siècle. Toute l’infrastructure nord-américaine a été construite en fonction des automobiles. On a même oublié de construire des infrastructures pouvant accommoder les gens qui n’utilisent pas une voiture. Combien de fois avez-vous marché dans un secteur commercial ou résidentiel et avez-vous eu le déplaisir de voir le trottoir se terminer avant d’arriver à votre destination? Ceci serait inconcevable pour un automobiliste!

Il est parfois presque impossible de marcher à pied d’un magasin à un autre dans certains secteurs commerciaux de banlieues.  Même si ceux-ci sont près l’un de l’autre,  il n’y souvent pas de trottoir ou ils ne sont pas déneigés.

Lorsqu’on a remplacé les grandes galeries des maisons par des garages doubles et triples, les “yeux” qui étaient portés vers la rues sont retournés dans les maisons et la sécurité des enfants a été automatiquement réduite.

L’étalement urbain n’est plus seulement une situation causant des problèmes au niveau des déplacements, il est devenu un problème de santé. Les résidants trouvent de plus en plus difficile de marcher pour magasiner, aller à l’école ou aller travailler et par conséquent, ils marchent de moins en moins!

L’American Journal of Health Promotion (2003;18[1];47-57)   documente bien la situation dans un article récent intitulé  “Relationship Between Urban Sprawl and Physical Activity, Obesity, and Mobidity”. Selon cette étude, les personnes habitant des secteurs d’étalement urbain ont moins tendance à se déplacer à pied, sont plus obèses et  ont une tension artérielle plus élevée que les personnes résidant dans des secteurs plus compacts. À l’échelle provinciale, nationale et mondiale, les conséquences sur le système de santé sont très coûteuses. Cet article peut être téléchargé à http://www.smartgrowth.umd.edu/pdf/JournalArticle.pdf.

Ce problème n’est plus un problème de choix de mode de vie individuel. C’est un problème de choix collectifs. Même si nous sommes personnellement actifs, nous devons nous inquiéter que nos amis, voisins et toutes les autres personnes soient actifs aussi car nous partageons une quantité limité de fonds pour les soins de santé. Malheureusement, les municipalités qui sont responsables du design urbain et qui n’ont pas à payer directement pour les soins de santé,  peuvent faire des choix de gestion de design urbain nuisible à la santé.

Où en est votre collectivité?

La conception de “villes actives” dépasse la simple présence de trottoirs et de pistes cyclables. Il devrait être plus facile d’y être actif qu’inactif… Le National Centre for Bicycling and Walking offre de très bons outils pour permettre d’évaluer une ville (http://www.bikewalk.org/)  En voici les grandes lignes:

  • Les modes de transport disponibles. Est-ce que tous les gens peuvent se déplacer par le mode de transport de leur choix durant toutes les saisons (marche, vélo, auto, autobus)?
  • La planification du développement municipal. Est-ce que les décisions de planification urbaine effectuées maintenant permettront des modes de transport actifs dans le futur?
  • Les écoles. Sont-elles situées à proximité des familles qu’elles desservent? Les enfants peuvent-ils y marcher de façon sécuritaire?
  • Les parcs et endroits de loisirs. Les parcs, pistes de randonnée et centres communautaires sont-ils accessibles à pied ou à bicyclette?
  • La sécurité personnelle, le taux de criminalité. Est-il sécuritaire de marcher ou de se déplacer à bicyclette? Est-ce que les enfants peuvent jouer dehors?

Si vous désirez augmenter la facilité avec laquelle vous pouvez vous déplacer à pied ou en vélo dans votre ville, n’hésitez pas à faire part de problèmes spécifiques à votre conseiller municipal et aux employés chargés de la planification. Prenez des photos des endroits problématiques: trottoirs discontinus ou absents, chaussées trop étroites pour les cyclistes, intersections dangereuses. Vous pouvez vous joindre à d’autres résidants pour présenter ces photos lors de réunions de conseil municipal. Beaucoup de villes ont déjà résolu des problèmes similaires et vous pouvez obtenir des idées du National Centre for Bicycling and Walking.

Besoin d’aide? N’hésitez pas à communiquer avec votre animateur régional de la Coalition des Communautés en santé de l'Ontario (CCSO) (http://ccso.ca/ccso.htm). Ceux-ci peuvent vous aider à concrétiser vos plans en vous alliant à d’autres personnes et organismes ayant les mêmes intentions.

Recherches & Statistiques

Peut-être à cause de toute l’attention donnée au cours des dernières années sur l’augmentation de l’obésité chez les enfants, l’opinion publique se penche de plus en plus en faveur de solutions facilitant le bien-être des individus.

“Entretenir les aménagements, tels que les trottoirs, les voies, les sentiers et l'éclairage, conformément aux normes de sécurité locales est un facteur important pour la sécurité des enfants puisque, au Canada, nombre de parents (65 %) sont d'avis que l'accès à des rues et à d'autres lieux publics sûrs joue un rôle important dans la pratique de l'activité physique chez les enfants. Par ailleurs, l'absence d'actes criminels, de violence, de harcèlement et de vandalisme est un élément majeur qui contribue à rendre un environnement sans danger pour la pratique d'activités physiques.” (Institut Canadien de la recherche sur la condition physique, 1998) (Sallis, J.F., Bauman, A., Pratt, M., 1998)

L’Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie  offre aussi un très bon article intitulé  “Conception urbaine et modes de transports actifs”. Vous pouvez le télécharger à  http://www.cflri.ca/pdf/f/dr0112.pdf

Ressources supplémentaires

Un site Web “incontournable” est celui du National Centre for Bicycling and Walking (http://www.bikewalk.org/). Ce site américain offre un tas d’idées et de soutien technique pour les organismes et personnes voulant rendre leur collectivité plus active. Cet organisme offre aussi le bulletin électronique “Centrelines” à toutes les deux semaines. Pour vous abonner, visitez http://www.bikewalk.org/technical_assistance/resources_information/publications/centerlines.htm

Vert l'action. Cet organisme canadien offre de nombreuses ressources pour encourager les gens à marcher et faire du vélo dans leur quotidien. Certaines de leurs ressources sont spécifiques au milieu scolaire:

LE VIH-SIDA : STIGMATE, DISCRIMINATION ET LA DÉFENSE DES DROITS DES VICTIMES

L’éducation est un élément clé de toute stratégie pour réduire ou prévenir la stigmatisation et la discrimination contre les personnes vivant avec le VIH/sida et les populations affectées, et cela pour les raisons suivantes:

  • la stigmatisation et la discrimination se manifestent généralement dans des domaines que les lois sur les droits de la personne ne couvrent pas – p. ex. famille, amis ou connaissances, rencontres fortuites;
  • le but est de prévenir ou de réduire le stigmate et la discrimination qui sont associés au VIH/sida ou qui contribuent à l’infection à VIH, plutôt que d’y faire face après coup;
  • seul une mince portion des victimes de discrimination tentent de faire valoir leurs droits, même lorsque des avenues juridiques ou judiciaires sont disponibles;
  • les politiques et les pratiques peuvent être discriminatoires sans que cela soit leur but. Un processus d’éducation et de développement est nécessaire pour attirer l’attention sur ce type d’effets involontaires et pour modifier ces politiques et pratiques.

Trois types de programmes d’éducation ont un rôle dans la réduction ou l’élimination de la stigmatisation et de la discrimination liées au VIH/sida: l’éducation du grand public, la formation professionnelle et l’éducation ciblée.

LES PROMOTEURS DE LA SANTÉ À L’ÈRE DE KYOTO : UN RÔLE EN ÉVOLUTION

Par Ravi Mark Singh

Ravi Mark Singh est directeur de programme au Energy Action Council de Toronto (EnerACT). Il dirige EnerACT Smart Steps, le programme Simple Solution (http://www.smartliving.ca) Smart Steps, Simple Solutions célèbre le pouvoir de l’individu et présente le concept de Smart Living: prendre contrôle de la vie par tout moyen possible, économiser son argent, rendre son foyer plus confortable et réduire l’impact sur sa santé et son environnement.

I Introduction

LA DÉPRESSION POST-NATALE (DPN)

La dépression post-natale est la plus courante des complications associées à la grossesse.  Elle peut affecter n’importe quelle femme en âge d’avoir des enfants.  On reconnaît que 10 à 20 % des femmes souffrent de dépression post-natale.  Si la dépression n’est pas soignée, elle pourrait entraîner une dépression chronique, des dysfonctions familiales, le suicide de la mère ou l’infanticide.  La dépression post-natale peut débuter à n’importe quel moment durant la première année suivant l’accouchement. Elle débute habituellement entre le deuxième et le quatrième mois suivant la naissance. En moyenne, il s’écoule 7 mois entre l’apparition des symptômes de dépression post-partum et la demande de soutien.

LE GROUPE D’ENTRAIDE : UN OUTIL DE SUPPORT SOCIAL EFFICACE

Du 29 septembre au 4 octobre,  nous sommes en pleine semaine de sensibilisation à l’entraide en Ontario. Dans une société de plus en plus individualiste où la cellule familiale et la famille étendue sont désintégrée,  il serait normal de se demander en quoi l’entraide peut  améliorer la qualité de vie d’une communauté.  Certes que des événements comme le 11 septembre ou plus récemment le « Black Out »  nous ont démontré des exemples d’entraides communautaires extraordinaires,  mais une fois la crise terminée,  qui se soucie de la personne âgée qui vit seul,  de la personne réfugiée qui n’a pas d’ami ou de celle qui souffre d’une maladie mentale dont le stress des événements lui a fait faire une rechute.  Le climat social dans laquelle nous vivons nous force très rapidement à reprendre nos habitudes individualistes,  (et ce malgré nos bonnes intentions) laissant ainsi certaines personnes dans le besoin seul et de plus en plus isolées. Malgré ce modèle comportemental sociétal,  les groupes d’entraide s’avèrent populaires et apportent une des solutions à ce problème de société. « Au dernier décompte, le Conseil canadien de développement social évaluait à plus d'un million le nombre de Canadiens qui sont membres de groupes d'entraide. La plupart d'entre eux étant des femmes.» (source site web du Canadian women health network, http://www.cwhn.ca/network-reseau/reseau/reseau_automne98/fall98selfhelpFR.html)

En 1999, le Réseau canadien de Ia santé définissait l’entraide comme suit:

    « Un processus de partage d’expériences, de situations ou de problèmes communs. L’entraide est volontaire de nature et implique d’accepter l’aide offerte, d’en donner, et d’apprendre à s’aider soi-même, ainsi qu’à partager ses connaissances et expériences.  La participation est gratuite, bien qu’un don nominal pour couvrir les frais soit parfois demandés, mais pas exigé. Les groupes d’entraide se rencontrent régulièrement, sont volontaires de nature plutôt qu’obligatoire et sont ouverts aux nouveaux membres. Les groupes d’entraide sont dirigés par et pour les participants. Le thème principal de l’entraide est le soutien émotionnel, le soutien pratique et l’échange d’informations. »

 En effet, l’entraide est une partie intégrante de la promotion de la santé.  Elle permet aux citoyens de se doter d’une structure de soutien social qui adresse le problème de l’isolement, qui encourage les liens entre les personnes et la prise en charge personnelle; responsabilisant ainsi les gens face à leur santé,  tout en leur permettant de développer des habiletés de résolution de problèmes, de planification et de leadership communautaire.

    II semble évident que le soutien social agit comme un facteur de protection, « amortissant » en quelque sorte le stress et ses effets physiques et psychologiques inhérents à notre société occidentale urbaine actuelle. Comme l’a reconnu le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social du Canada, …« Les réseaux informels sont considérés comme une ressource fondamentale dans la promotion de la santé. II existe de fortes indications comme quoi les personnes qui jouissent de soutien social sont en meilleure santé que celles qui n’en reçoivent pas.» (Achieving Health For All, 1988).

     À  ce sujet, Bryan Hyndman, du Centre for Health Promotion de l’Université de Toronto qui a revisé les recherches sur l’efficacité des groupes d’entraide (Brian Hyndman, Does self-help help? A review of the literature on the effectiveness of self-help programs (Centre for Health Promotion, University of Toronto, 1996). nous dit:

"les participants actifs signalent un taux de satisfaction supérieur face à la vie, une diminution du recours aux traitements, une hausse de l'estime personnelle, une capacité d'adaptation plus grande et une attitude plus positive envers leur problème".

Il nota que les membres de groupes qui souffraient de problèmes de santé mentale chroniques passaient moins de temps à l'hôpital, que les femmes atteintes de cancer du sein avec métastases vivaient plus longtemps et que les pourvoyeuses de soins amélioraient leurs habiletés de relation interpersonnelle, éprouvaient moins de colère face à la personne sous leurs soins et souffraient moins de dépression.

    Il existe plusieurs modèles de groupe d’entraide,  entre-autre, celui des alcooliques anonymes, un modèle bien connu qui a fait ses preuves.  En tant qu’intervenant de la promotion de la santé, (et parce qu’un groupe d’entraide peut devenir un outil de développement communautaire efficace et indispensable dans votre communauté);  il est important de guider vos clients désireux de former un groupe d’entraide,  dans le choix d’un modèle qui leurs conviennent le mieux.  En ce sens,  un groupe peut choisir de développer un modèle « hybride » si je peux m’exprimer ainsi,  adoptant ainsi un modèle de fonctionnement qui s’inspire de ceux-ci:

LE FINANCEMENT ORGANISATIONNEL

Le Conseil canadien de développement social (CCDS) en collaboration avec le Regroupement des organisations nationales bénévoles (ONB) ont publié,  en juin dernier,   le rapport du projet de recherche sur l’impact du nouveau régime de financement au Canada dans le secteur bénévole et communautaire. http://www.ccsd.ca/francais/pubs/2003/fm/rs.pdf

D’après ce rapport, les résultats démontrent que la vitalité financière du secteur bénévole, communautaire à but non-lucratif est de plus en plus précaire.  Dans un communiqué daté du 15 juin 2003 du  Conseil canadien de développement social (CCDS) http://www.ccsd.ca/francais/ip/2003/fm.htm ,  Katherine Scott, associée en politiques publiques au CCDS et auteure du rapport,  Le financement, ça compte : l’impact du nouveau régime de financement au Canada sur les organismes bénévoles et communautaires à but non lucratif,  explique que :

Syndicate content